Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour où j’ai failli quitter Vancouver

Dimanche dernier, ça m’a pris comme une envie de pisser. Mercredi soir, ce serait raclette avec le Nerd et une très bonne amie et son canadien de boyfriend.

Lundi, boulot, je m’occuperai du fromage mardi.

Mardi, petit moment de panique, Urban Fare, l’un des supermarchés chics du quartier chics (entre Prada et la Trump-myass-tower), je trouve du gruyère, de l’emmental, du Saint Paulin mais PAS de raclette.

Mercredi matin, moyen moment de panique, je pars faire mon jog du matin en allant à l’autre supermarché chic bio, Whole Foods, vers chez moi. Et le seul truc qui ressemble à la raclette est un fromage local (premier doute quant à la ressemblance avec la raclette), dont un bloc de 200 gr est vendu $12.

J’hésite entre pleurer et envoyer le nerd acheter du fromage aux Amis du fromage. À la place j’achète un énorme muffin aux pécanes et baies pour mon petit dèj. Tant qu’à être à Whole Foods, on va pas se laisser abattre quand même.

Mercredi midi, mon amie offre de se rendre à Cosco après le travail. On trouve TOUJOURS de la raclette à Cosco, et pour pas cher.

18h30, je sors de classe pour découvrir le message : ”J’ai fait tous les rayons de Cosco, PAS de raclette”.

TOUT va bien.

Dans un monde parfait.

Dans un monde parfait.

19h15, soit 45 minutes avant l’arrivée de mes invités, je re-re-retourne au supermarché de mon quartier, opte pour un bloc de gruyère (à $45627), et 2 blocs de cette ”raclette” locale à $12 les 3 grammes.

En vrai. De toute façon, c'est bon pour ce que t'as

En vrai. De toute façon, c’est bon pour ce que t’as

La morale de l’histoire. Pourquoi Vancouver vend des appareils à raclette s’il faut traverser la frontière pour trouver du fromage. Et l’autre morale, c’est qu’au bout du compte, avec du proscuitto italien et 2 kilos de patates, ainsi que deux bouteilles de rouge, et tout cela en bonne compagnie, raclette qui a pas le goût de raclette ou gruyère, finalement who cares ! J’ai quand même trop bouffé et j’ai bien ri.

C’est décidé, je ne désespère pas, je reste.