Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour du Karma

Take that Canada !!

Take that (rest of) Canada !!

Le weekend dernier, on a pas mal parlé de Karma avec le photographe. Enfin, surtout lui. Moi, jusque LÀ, je n’y avais pas trop pensé.

Et puis, aujourd’hui, ce connard (Pardon my French) de Karma est revenu à mon bon souvenir.

Y a longtemps, genre quand j’étais jeune et pleine d’espoir (je commençai mon doctorat en me voyant déjà un jour en haut de l’affiche  maître de conférence. HAHA), je faisais de la capoeira, avec ma soeur, qui était -déjà – salope – plus jeune et aussi pleine d’espoir (elle pensait réussir le concours de l’IUFM pour être prof. Haha aussi). J’en ai fait plusieurs années (ma thèse de doctorat a pris plus longtemps que prévu), après que ma soeur a quitté Lyon 2 pour passer à autre chose.

En théorie

En théorie

Donc nous voilà toutes les 2 à pratiquer la technique ou l’une des deux donne une espèce de coup de pied balayé en se tournant (en boxe, ce serait un spinning back kick or something). L’autre, pendant ce temps, se baisse, devrais-je dire, est CENSÉe se baisser (vous voyez ou je vais avec ça). C’est d’ailleurs, j’ai presque envie de dire, TOUT le principe de la Capoeira: On se touche pas, on fait JUSTE semblant.

Donc, je donne mon coup de pied mais ma soeur, je ne sais plus pourquoi (mais elle saura le dire, elle s’en souvient bizarrement TRÈS bien), ma soeur ne se baisse pas suffisamment, ni ne se protège la face. Et je vous le donne dans le mille (Émile), mon pied vient taper la zone SOUS le nez, vous savez le cartilage entre les 2 narines en fait, là ou tes larmes jaillissent environ 2 secondes  et demie plus tard? Donc, là.

En pratique.

En pratique.

Elle a dû quitter la salle quelques minutes pour se recueillir (ou se rappeler ou elle habitait), ou comme on dirait en anglais: (re) collect herself. Ça fait bal (haha).

Bref, aujourd’hui, je vais à la boxe. Me retrouve avec un de ces gars qui ne se rend pas toujours compte qu’il fait 2 fois ta taille et qqs kilos en plus (enfin j’espère). Et je demande un shift-6 (un uppercut de très près avec un petit saut sur le côté pour t’écarter), je tiens les 2 pads assez haut, mais donc, près de ma face. L’autre zouave envoie une patate, ce qui envoie le pad bien dur direct sous mon nez, vous savez le cartilage entre les 2 narines en fait, là ou tes larmes jaillissent environ 2 secondes  et demie plus tard? Donc, là.

Cela s’est passé environ à 12:37, il est maintenant 6:42pm, et j’ai toujours mal. À ce point-là, j’espère que le vin aidera.

Donc j’ai eu une pensée émue pour ma soeur, et me suis dit que si ÇA, c’était pas du karma (à retardement, soit), bin j’ai rien compris.

Quand j’ai raconté l’anecdote au photographe qui est anti-violence même contre les mouches, il m’a dit: ”Don’t do that !!!”.

Right. J’adore me faire mal au nez, surtout là… vous savez le cartilage entre les 2 narines en fait, là ou tes larmes jaillissent environ 2 secondes  et demie plus tard?

 

 

2 Responses to “Le jour du Karma”

  1. Nanou

    Pardon mais j’ai rigolé!!! enfin j’espère que ça va mieux. Mets de la glace, LA, sur le cartilage entre les deux narines…

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