Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour du Walk of Shame

Entre deux (3?) verres de vin lors d’un Happy Hour entre copines, je leur racontai mon Walk of Shame quelques jours plus tôt. Je me suis dit que ça valait peut-être la peine d’être raconté ici, puisque j’espère BIEN, que ça n’arrivera PLUS jamais.

Alors que le Romano était encore en ville, et qu’il avait établi son camp de base pour la nuit sur Kits (y a pire), sur un parking tranquille et vide mais VIDE de 6h du soir à 8h du matin (at least), j’étais venue y passer la nuit. Si ce n’est pour la vue sur le centre-ville le soir, au moins pour la vue le matin en partant à l’usine:

Mon dieu, trop moche.

Mon dieu, trop moche.

Un matin, trop tôt, mon réveil sonne, non pourquoi, quand ou. Dehors, il y a des gens qui parlent juste à côté. Are you kidding me?! Parking vide, 7h du matin, faut que tu choisisses CE lieu pour tailler le bout de gras. Qui que tu sois, je te hais.

Le romano, endormi: ”When you go out, could you tell them to shut the fuck up?’‘. Et retourne dormir.

Mouais. Je m’habille (avec les habits de la veille donc, je dois rentrer me changer), je ne me coiffe pas (comme souvent), je ne nettoie pas le khôl noir qui a dû baver un peu sous les yeux, mon objectif est de marcher le plus rapidement possible jusqu’à la prochaine Car2go à 3 minutes, et me précipiter chez moi pour me préparer. Tranquille.

Je déverrouille la porte du RV, la pousse un peu sèchement pour l’ouvrir, j’entends effectivement un gros CON entrain de parler juste à côté. Le soleil m’éblouie, j’ouvre la porte tout doucement, et vois une voiture de flic. Bon. J’ouvre un peu plus, 2 voitures. 3 voitures. 4. Après j’ai arrêté de compter, et je me suis dit: WTF?

Oh... hello.

Oh… hello.

Et là. J’ai ouvert la porte en grand. Et une dizaine de flics, en rond, les bras croisés comme les flics font toujours, en pleine réunion du matin. Donc forcément, je gèle instantanément sur place. Eux (TOUS) arrêtent de parler, se retournent, et me regardent.

….

Les 3 secondes les plus longues de l’histoire des réunions de flics interrompues par une fille qui sort d’un camping-car sur un parking. Bien évidemment, je me suis immédiatement dit que j’avais l’air d’une hooker. Donc j’ai essayé d’avoir l’air pro, je n’ai pas dit bonjour, j’ai tranquillement fermé la porte du Van, et ai continué mon chemin comme si de rien n’était (mais vraiment comme si).

J’ai envoyé un texto à l’homme pour lui dire qu’il pouvait aller leur dire lui-même to shut the fuck up.

2 Responses to “Le jour du Walk of Shame”

  1. Nanou

    Oh, mais qu’est-ce qu’ils foutaient là tous ces flics? Ils buvaient du café et mangeaient des donuts?

    • hellostephanie

      petit meeting apparemment ! Mais non pas de Donut !

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