Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour où j’ai failli mourir de soif (le service client en France)

Retour en France, comme d’hab, petit choc culturel (c’est marrant comme on oublie vite les trucs qui nous rendent fous – comme les gens qui collent sur l’Autoroute), quand on vit à l’étranger.

Après quelques jours en France, j’avais commencé à me réhabituer au service client.

Non, je déconne, ça m’a gonflée pendant 4 semaines et 3 jours. ”Excusez-moi de vous déranger, je suis un client, je vais payer, et je voudrais une carafe d’eau. Je suis vraiment désolée de vous demander hein’‘. J’exagère à peine malheureusement.

Au secours, de l'eau s'il vous plait.

Au secours, de l’eau s’il vous plait.

Même par 30 degrés, tu as le temps de mourir de déshydratation 12 fois avant que finalement, on t’amène cette foutue carafe d’eau. Je compte sur les doigts d’une main où on l’a apportée du premier coup. Dans les excuses bidon, ”Je ne vous avais pas oublié hein!”. Oui mais bon, ça doit bien faire 11 minutes que je l’attends. Mes parents ont du me prendre pour la chieuse de service.

La palme revient aux 2 derniers jours de mon séjour, où mes parents et moi décidons de sortir après avoir glandouillé tout l’après-m’ au bord de la piscine.

  1. L’apéro

18h, je propose à mes parents d’aller boire une bière sur le port. Première serveuse sur une terrasse aux 3 quarts vide : ”Ah non, va falloir trouver une place sur l’autre terrasse, là, ça va être pour dîner”. 18h donc. On s’installe donc sur une table toute sale à l’autre bout. Je demande au serveur :

– ”Tiens, vous avez du Spritz ? (ma soeur a une obsession contagieuse pour le Spritz)

Hu ?!

– Vous savez, l’alcool orange et du vin, au goût d’orange ?

– (air totalement blasé) De la suze ?

– (Là, le créateur du Spritz a dû alors se retourner dans sa tombe). Laissez tomber, un Monaco.

– (mon père) Une Ruby.

– On n’a pas. 

Voilà voilà.

2. Les crèpes

Oh mon dieu, les pommes noisettes, c'est beau.

Oh mon dieu, les pommes noisettes, c’est beau.

La palme revient au jour où mes parents et moi décidons de nous faire un repas crêpes, entre les ravioles et les pommes noisettes (obsession passion Ravioles et pommes noisettes, mes lecteurs les plus fidèles le savent depuis le temps. Le vin, ça compte pas).

On arrive sur la terrasse bien vide à 20h30. Nous sommes donc 3. La serveuse, Prix 2016 de la Mollesse :

Pour 3 ? Sur la terrasse ? 

– Oui !

– (petit coup d’oeil autour pour ne découvrir -horreur malheur- que des tables VIDES, de 2). Ah mince, y a que des tables de 2.

Là, j’ai cru qu’elle nous rejouait un sketch de Bigard. J’ai regardé mon père qui commençait à se marrer, genre mais elle le fait exeprès cette conne ?

Bin euh….???!!!!! Tu peux rassembler 2 tables connasse parce que 2+2=4. 

– ……… Bin bon, je vais rapprocher 2 tables.

– Par exemple oui.

Voilà.

Sinon, ma soeur s’est foutue de ma gueule parce qu’en Corse (Haaaaaaaaa la Corse), je disais bonjour à tout le monde. Plus de respect pour ses ainés.