Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour ou j’ai fait le trottoir

Je me suis dit qu’après la grosse déprime et fatigue de ces derniers jours, mieux valait penser à des choses plus drôles. Comme la quête de l’homme de l’été.

Bon en vrai, ça pourrait prendre une demi-ligne, puisque c’est le néant, qu’ils me soulent tous, avec leurs 12 jobs et 37 hobbies, leur manie de répondre à un message 23h plus tard. Pi j’ai la tête ailleurs (entre Calgary et la Corse. C’est une image hein les nazes, car je crois qu’entre Calgary et la Corse, techniquement c’est l’océan, le néant donc).

Lundi soir dernier, tour à vélo du Parc Stanley avec une amie frenchie. Bizarrement, nous avons développé un réflexe de Pavlov assez rapidement : Tour du parc, arrêt à Banana Leaf (resto malaysien) au retour. Nous voilà donc devant Banana Leaf, elle entrain de passer commande, et moi dehors, à garder les vélos et regarder les mecs gens passer. À la cool.

Soudain, un beau grand gars passe et me mate (chose assez rare à Vancouver pour être soulignée) et me sourit (encore PLUS rare). En état de choc, flattée, je renvoie un truc qui ressemble à un WHATTTTT sourire. Je raconte ça à mon amie qui ressort, elle aussi choquée, et là, je réalise comment je me tenais au moment de cet échange séducteur. Accrochée à un poteau, quelque part entre ça :

belle-petite-fille-en-maillot-de-bain-et-bonnet-debout-sur-la-plage-elle-s-accroche-a-poteau-en-meta

Encore que là, on est dans le cute.

 

Et ça :

Beaucoup moins cute (robe rose en moins, j'étais en legging de sport).

Beaucoup moins cute (robe rose en moins, j’étais en legging de sport).

Donc voilà. Je n’irai plus jamais à Banana Leaf.

Non, je déconne.