Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour où j’ai tout donné et du coup, où j’ai failli mourir en bord de départementale

J’écris ce post en pleine campagne iséroise, c’est mardi mais devrai attendre demain mercredi pour poster ce post brillant, ma soeur ne sachant toujours pas que je suis en France. Again. LOL.

Etant donné, qu’il s’agissait d’un vol de dernière minute, j’ai pu oublier British Airways ou même KLM (ouiiiiin), bonjour Air Transat. Sur le papier, piece of cake. J’atterrissais à 10h30 du matin à Roissy, bien fraîche, délectée des meilleurs mets offerts en vol (je déconne hein, je ne suis pas inconsciente non plus, j’avais apporté ma bouffe). Ensuite, je passais la frontière, récupérais ma valise de 23 kilos (il faut beaucoup de robes d’été pour arriver à ce poids, believe me), me dirigeais d’un pas léger vers la navette, à 600 mètres (rien !), et 2 arrêts plus tard, je prenais un bain de foule agréable à la gare TGV de Roissy, où j’avais le temps d’acheter de l’eau et un croissant avant de m’installer dans le train direction Lyon St Ex où le chouchou tatoué dans le cou (ce gangster quoi) m’attendait sur le quai, avec, soyons fous, des fleurs.

En théorie donc, c’est beau, c’est romantique et je n’ai pas besoin de prendre une douche.

En vrai. Qui dit Air Transat dit des avions qui enchaînent 2 vols transatlantiques, et donc bin, forcément avion en retard. 30 min de retard à Van dont le commandant dit ”Y a pas de problème là (c’était un québecois), le trajet est en fait plus court là, alors on va rattraper le retard. Là”. LOL.

La classe en bord de départementale : On l'a. Ou pas.

La classe en bord de départementale : On l’a. Ou pas.

Atterrissage à Paris avec 45 min de retard, FAIL j’ai envie de dire. Il est HORS de question que je manque mon train, le prochain est 2h plus tard (autant mourir), et coûte 110 euros de plus (bien sûuuuuuuur).

11h17 : Je sors la première de l’avion et me jette dans la navette. Complément inutile vu qu’il faut remplir la navette.

11h25 : Je sors la première de la navette et cours rencontrer les agents de la frontière.

11h28 : Bagages annoncés à 11h33. Train à 12h02, c’est jouable. Faciiiiiile.

11h33 : …… Pas de stress bien sûr, quand la livraison des bagages est reportée….

11h47 : Ma valise de 23 kilos (toujours hein) arrive la 2éme (au moins le label Prioritaire aura servi à quelque chose).

11h48-52 : Sprint C’est-ma-vie-que-je-joue sur les 600m avec la valise. J’écrase presque un yorkshire au passage.

11h53 : Descente des escalators qui NE marchent PAS, bien sûr. Navette.

11h59 : Traversée hystérique de la gare pleine à craquer. Aucun mort à déplorer. Scan instantané de tous les tableaux d’affichage.  Quai 3. Le train est toujours affiché, mais mais mais est-ce possible que j’ai pu courir TELLEMENT vite que j’y suis arrivée ?

12h02 : J’arrive devant le quai. 150 personnes attendent. J’ai la queue de cheval de traviole, le tee-shirt Bruce Springsteen trempé, et je suis tellement déshydratée que je n’arrive plus à parler : ”Euh excusez mmmm.. c’est c’est c’est le train qui passe par Lyon ?”. La France, toujours polie : ”Mmmmm ché pas, le train, i va à Montpellier”.

Finalement, merci au colis suspect laissé sur le quai, le train est parti avec 17 min de retard, j’aurais même pu prendre mon temps.

Quand je suis arrivée à Lyon, je suis descendue du quai tout sourire. Personne. J’ai pris les escalators. En haut, personne. WTF. Je suis sortie. Personne. Ah si, mes parents. Re WTF. ”Bonjour papa, bonjour maman. Bon merde il est où chouchou ?!!!!”.

Pour finir cette belle journée, genre j’ai encore de l’énergie, le ventre vide et jetlaggée, on s’est dit, Tiens ! Si on allait faire un tour de scooter dans la campagne. À mi-chemin, crampes d’estomac insoutenables, du coup, petite chute de tension, pas idéal quand tu es en scooter sur une départementale à 90 km heure (je rigole, 80 !!!).

J’ai donc fini, en toute élégance, allongée sur un petit muret au bord de la route (jolie, au demeurant, près du Rhône). Et pour VRAIMENT conclure, quand j’ai repris mes esprits, j’ai réussi à me bruler la jambe sur le pot d’échappement BOUILLANT. Du coup, ça a déplacé l’attention, je n’ai plus pensé à mes crampes, mais à ma jambe.

C’est déjà ça.

6 Responses to “Le jour où j’ai tout donné et du coup, où j’ai failli mourir en bord de départementale”

  1. Dellie

    Merci pour ce nouveau billet ! Va falloir détailler cette histoire de chouchou dans le prochain du coup !

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    • hellostephanie

      Haha ! On s’est rencontrés en Juin, et le retour à Vancouver fut tellement brutal que je suis revenue voir un peu comment ça pouvait se passer :)

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  2. sebseb

    Rhoooo… c’est quoi ce bordel des commentaires fermés sur les posts précédents après des mois a attendre que tu ne postes rogntudjeuh !!! :p
    Bref: des raviols : Romans powaaaa 😉 Du bandol mais du rouge !!! WTF !
    Trop chou le instagram et…
    Welcome back in (to ???) France ! Le chouchou a intérêt a assurer parce que tu le vaux bien, même si je ne te connais que par ton blog arf :p
    23kg de robes d’été ??? Tu déconnes y’a un peu des strings, push ups et autres gants de boxe aussi non ? 😉

    Bon sinon ca valait le coup d’attendre ces quelques mois, merci d avoir dépensé le renouvellement du blog et de l’avoir approvisionné un peu j’adore !
    PS: Will you stay ?

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    • hellostephanie

      Qwaaaa, des commentaires fermés ?! AH bon ?
      FYI, le rouge de Bandol est EXTRAORDINAIRE.
      Le chouchou assure grave (c’est gentil), et je suis là qqs semaines, à bosser à distance.
      PS On verra comment je supporte la France :p

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