Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour ou je me suis vraiment fatiguée

Entre 12 crêpes dimanche dernier, je mentionnais à une amie l’absence de logique totale dans toutes la candidatures que j’ai envoyées depuis début Janvier: De la Suisse à Chicago en passant par Vancouver (quand même) et le Sud de la France (le petit dernier). et j’ajoutais: Franchement, je me fatigue.

Et là, le drame, la question qui tue: Mais kesketuveux? Je l’ai regardé, Binjustement.

Yes, why?!

Yes, why?!

En rentrant le soir avec 27 kilos en plus dans les fesses (mes amis Crêpes et Nutella), je me suis dit qu’il était peut-être temps d’essayer d’être honnête avec moi-même. Rebelote aujourd’hui avec un ami qui se pose les mêmes questions, over and over, But what do you want? What do I want? (déjà que je sais pas ce que je veux, alors tu te doutes bien que je sais pas ce que TU veux. Enfin je dis ça…).

La réponse àlaconI just want to be happy’‘ ne fonctionne plus, c’est peut-être ça la sagesse des 20 ans (hum, x2).

Alors, ça a cogité, cogité, cogité. Quand j’ai commencé à m’admettre certains trucs, j’ai comme eu TRÈS envie de pleurer, donc je me suis dit que ça ne pouvait être que bon signe, je dois être sur la bonne voie (Oui? Non? Merde?). Ça se résumait à admettre que la famille blahblahblah… au lieu d’égoïstement essayer de prendre l’avion à la moindre occas (Ce qui était quand même quite pas mal jusqu’à maintenant).

Incluant le weekend prochain, aller-retour à Chicago pour un entretien dans une école. J’ai réalisé ce soir, aux alentours de 23h47 que même si j’avais finalement ce poste de prof (rien de fou en plus) convoité depuis 2011, bin c’était plus le moment. Recommencer dans un lieu inconnu ou il fait moins 22 en hiver? Je crois pas non. J’irai pour boucler la boucle (merci les miles Air Canada), faire un musée, de belles photos et du couchsurfing chez des locaux inconnus, et la page se tournera.

Du moment ou j’arriverai à accepter le fait que j’ai peut-être juste envie de poser mes valises près de celles de quelqu’un d’autre (ça y est je l’ai dit, arghhhhhhhhhh. Je suis guérie. Non je déconne), bon bin quand je l’admettrai, peut-être que ça me fera des vacances.

En attendant, y a toujours Tinder (je sais pas vous, mais à Vancouver, c’est pas mal pathétique).

 

12 Responses to “Le jour ou je me suis vraiment fatiguée”

  1. sebseb

    Heu… j’sais pas quoi te dire (ben pourquoi je commente alors !!!) alors je vais juste te rassurer,
    même quand on est plutot ‘installé’ sans bouger comme tu le fais, on se pose ces questions de temps en temps !
    Et en tout cas si tu reviens dans le coin (Sud de France powaaaaaa) je serai ravi de savoir que tu es pas trop loin 😉
    En tout cas je te souhaite de encore t’éclater comme tu sembles l’avoir fait depuis… 10 ? 20 ans ???
    Tcho
    sebseb

    • hellostephanie

      Merci !! Haha !!! Du soleil serait apprécié oui !

  2. E.

    C’est normal de se poser des questions et dur d’y répondre (oué je sais, une analyse de haute volée).
    Sinon perso, je me refuse à tester Tinder 😀

    • hellostephanie

      Tu as raison Estelle ! Quoique jai rencontré 2 personnes qui en valent la peine (dont mon visiteur la semaine dernière. France-Vancouver, booké à l’arrache.

  3. Nanou

    Ahlala, ces questions, encore et toujours…Je crois qu’on n’arrête jamais de se les poser, quoiqu’on fasse/aie dans la vie. Faut peut-être juste go with the flow.

    • hellostephanie

      Le truc, c’est qu’en ce moment, j’ai trop de temps pour cogiter, j’attends une réponse de taf dont j’ai vraiment besoin pour payer mon loyer, donc ça me stresse grave. Et Je vais bcp avec le flow, mais parfois tu aimerais des signes, des guides…

  4. Nanou

    Oui je comprends. Mais on peut aussi se tromper en croyant reconnaître un signe. Euh à propos, ou pas, tu as des nouvelles de Big?

    • hellostephanie

      Oui c’est vrai…. Big, like Chicago-Big? Oui, il suit son propre flow (malheureux mais avec une jolie petite fille). Donc ce n’était pas (mon) Big :)

  5. Ccile

    Je ne sais pas si c’est très rassurant tout ça. J’ai l’impression qu’on est de plus en plus à se poser ses questions là, enfin, la seule qui vaille, la vraie : “qu’est-ce que je veux?” et à ne pas trouver de réponse satisfaisante… Merde, est-ce à dire qu’on est foutu ? :-/

  6. Nina

    Coucou !
    les mêmes questions normales en fait ! je crois qu’il faut juste ne rien faire ou plutot faire quelque chose qu’on ne fait jamais. Détourné son esprit. Ne pas penser à ce truc hyper important qui va nous permettre de manger et payer son loyer. Il faut faire confiance je ne sais pas à quoi mais faire confiance. Se dire que tout va bien se passer que j’ai fait ma part je n’ai plus le controle et tout va rouler quand même. Un jour j’ai lu cette phrase qui m’a beaucoup aidée et permis d’oser plus de choses. Ce que l’on désire le plus c’est que l’on veut le moins. Ca m’a aidée à lâcher prise sur des trucs (et gens) auxquels je m’accrochais inutilement.
    :)

    • hellostephanie

      Malheureusement je suis quand même qui fonctionne avec des objectifs, et ai des hautes attentes… Je ne sais pas attendre, j’aime être pro-active…
      Par contre, j’ai appris y a longtemps à lâcher prise sur bcp de choses, les choix des expatriations et déménagements :)

Comments are closed.