Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour où je suis revenue, pour de vrai

Si, si.

Si ce n’est pour les commentaires de dizaines de lectrices et lecteurs qui attendaient ce moment depuis des semaines, que dis-je, des mois, ce sera pour moi. Compter les jours de confinement passés, ceux qui restent (ouiiiiiinnnnn). En écrivant.

Peace.

Enfin, écrire est peut-être un grand mot, mais du moment que j’arrive à aligner des mots l’un après l’autre dans une syntaxe correcte (pas comme certains de mes étudiants… enfin je dis ça… je dis rien…Hashtag Charabia), ça devrait le faire. Should do the trick.

Survivre à l’isolation physique.

Et se raccrocher aux petites choses qui font du bien, être reconnaissante pour les quelques bonnes choses.

Recevoir ces petits sms qui font sourire, qui me font me souvenir que la vie n’a pas tant changé que ça… LOL ?

Exemple parfait, lundi

“Hey you. I’m hungover… kind of horny. what’s you doing?”. Covid ou pas, certaines personnes pensent à toi, c’est beau non? (dans ce cas, mon skipper de voilier de luxe rencontré il y a plus de 5 ans à Bonifacio). A sa décharge, on se parle aussi pour se raconter d’autres choses hein.

Y a les messages et les appels échangés avec des amies de longue date, de l’époque primaire, collège, aviron. Les amies de Vancouver bien sûr (la maison pour moi). L’Americain qui me raconte comme ça se passe dans le Midwest (well, not good NOT good)…

Et pi y a PdBF.

Je trouve franchement qu’après 15 ans, nos conversations n’ont que très peu changé finalement – je ne sais pas si c’est une bonne chose.. oui, non? (l’avantage d’avoir blogué outrageusement en long en large pendant des mois à ce sujet quand j’étais jeune – sic-, c’est que tout est là, sur la toile, si j’avais voulu oublier, ce serait raté, merci Internet).

Rien n’a beaucoup changé, et en même temps, bin quand même, soyons honnêtes, on a pris 15 ans dans la face (et le cul), des cheveux blancs (surtout lui, enfin je dis ca…). Une broutille.

Bref, tout ça pour dire que ces connections – Et toutes les autres (merci les réseaux sociaux!), Copines d’Insta, boxeurs, m’aident à retrouver une place dans une ville où je ne trouve pas mes marques, pendant une année de merde, disons-le haut et fort.

Fuck you 2020, but keep the texts (and sexts, really) coming!