Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le jour où les voisins ont pété un plomb (mais ne leur dites pas)

Tu sais que tout le monde commence à devenir fou quand le monde autour de toi fait des trucs vraiment bizarres…

Samedi, notre voisin (devenu livreur de pain officiel depuis un mois) arrive tout essoufflé après un sprint effréné en vélo électrique, genre Punaise je me suis oublié ce matin – avec la livraison du jour : 2 baguettes et des croissants. Moi j’ose rien dire, mais les deux pains, c’est normalement le dimanche (la boulang’ est fermée le lundi), et les croissants, c’est aussi dimanche parce que… bin parce que c’est dimanche.

Il était tellement désolé de faire sa livraison avec quelques minutes de retard que je n’ai pas osé lui dire qu’aujourd’hui c’était samedi.

Et donc ce matin, dimanche, on a eu livraison de deux pains (la boulang’ est fermée le lundi). Et des croissants, parce que… bin parce que c’est dimanche.

Un jour sans fin. Groundhog day. Tout va bien.

Ne disons encore rien, qui sait, on aura peut-être des croissants tous les jours.

Et ce matin, 9h30, je bois mon café en lisant les news, et que vois-je par la fenêtre… le petit des voisins, en pyj’ et en crocs, entrain de promener un gros chien en peluche au bout d’une laisse faite maison.

Je crains donc que mes voisins soient tous devenus fous.

Nous, de notre côté, tout va bien.

…. Bon peut-être mise à part quand ma mère a mélangé le petit pot bleu de reste de thon avec le petit pot bleu de reste de pâté pour chats (classique). La salade est partie dans la poubelle 4 secondes avant d’être mangée. RIP la salade.

Moi, je me dis que je tiens le coup (enfin…. mise à part l’envie de pleurer à chaque histoire de familles loin de leurs proches souffrants et de reportages dans des services d’urgences), compte tenu de tout et notamment du fait que j’ai presque fini de re-re-re déménager mes affaires de chez l’ex et que donc tout est de nouveau dans des boites et cartons dans la cave. Cela me rappelle étrangement comment j’avais passé la moitié de 2014 entre maisons (Toronto, Québec, Toronto, Vancouver) et dans les cartons avant de, enfin, finir l’année dans un nouveau chez moi. Je me souviens combien j’étais épuisée moralement (et physiquement) fin octobre quand j’avais enfin emménagé dans mon appart chéri du West End, que je n’ai plus quitté après ça, jusqu’à ce mois de janvier. Mais côté positif c’est que j’avais trouvé enfin à l’époque mon premier vrai poste à UBC.

Mais bon OH, là, on ne va pas se laisser abattre. On est des battantes.

En vrai, j’en peux plus de ce confinement, sans ma maison à moi, sans mon papa.

4 Responses to “Le jour où les voisins ont pété un plomb (mais ne leur dites pas)”

  1. Hélène

    Courage à toi! Je te lis depuis 10 ans et j’ai été super contente de voir que tu reprenais ton blog (même si les circonstances sont très dures pour toi).
    Alors des tas de pensées positives dans ta direction, et ouais t’es une super battante, t’es une boxeuse !

    • hellostephanie

      Merci Helene pour ton message !!!
      La bise xo

  2. Vio

    Nooon j’ai du louper un épisode, le français tatoué mimi etc etc est ton ex ! Outch ça la pandémie et ton père ça fait beaucoup. Courage Stéphanie. Des bises . Ps pour l’aspi, il y a les boules quies

    • hellostephanie

      Haha, ça va. C’est le moins pire de ce qui se passe depuis qqs mois, la famille et la santé d’abord. Merci, bises!

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