Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le mois où j’ai reperdu Brian, mais trouvé mieux, et où j’ai pleuré pour un orteil

On est mi-août. Pourquoi, comment, déjà.

J’attaque la semaine 7 du fight camp, je me demande même pourquoi, en Juin, j’ai hésité à reprendre une troisième fois des ravioles, un douzième verre de vin et un deuxième croissant. Les quelques livres prises en France se sont envolées depuis bien longtemps, je n’ai pas bu de vin depuis… 3 semaines je crois. Depuis bien TROP longtemps (*larme*).

Fight camp, c’est plus de soirées, des centaines de pompes et de burpees, 16-18km de route par semaine (moi qui n’ai jamais été une grande coureuse, courir 8 bornes après 2h d’entrainement est maintenant routine…. Je déconne, c’est horrible). Ça n’a pas aidé ma blessure de guerre datant de mon dernier combat (où j’avais eu le temps, avant d’être knocked down, de me tordre le gros orteil). Au contraire. Au point qu’un soir de pluie et de brouillard, après une bonne séance de sparring et un autre tordage d’orteil, alors que mon coach me donnait son feedback, devant 2 gars du club… j’ai tenu, tenu, et la grande classe, me suis mise à pleurer. Là, comme une conne, avec gants, et protections, bleus et sueur, après avoir sparré avec 6 géants, je me suis mise à chouigner, les 2 gars bouche bée à côté.

Comme quoi, des fois, tu perds vraiment le sens des réalités quand tu es fatiguée. Cela montre aussi combien je me sens en famille et en sécurité pour ouvrir les vannes comme ça. J’étais même pas en PMS.

Heureusement, quand on n’a plus trop de soirées libres, plus trop d’énergie, et surtout plus trop d’espoir dans la gente masculine (ai-je mentionné que le boxeur date maintenant une jeunette – un bon 15 ans ma cadette – en mini short, du MÊME club?), heureusement, dans ces moments-là, il n’y a rien de mieux que le online dating

You’re welcome

Oui parce que Brian. Brian a apparu. Puis il a disparu, comme le chantait Jean-Pierre Madère, disparu, revenu, et redisparu. Amazing.

Quand je dis, heureusement y a le online dating, je déconne évidemment, c’est encore plus déprimant que la vie réelle. Il ne reste pas grand chose quand tu enlèves ceux dont leur vie se résume à : I love to go to the gym. Work hard Play hard (MON DIEU mais NON quoi le cliché), et dont les profils se résument à des photos, dans l’ordre, de : selfie en salle de bain, selfie pas en salle de bain, pose à coté d’une voiture de sport, avec un poisson (mort bien sûr), Et éventuellement avec un chien ou un bébé (mais c’est pas le leur hein).

Après une semaine, j’avais définitivement perdu foi en l’humanité et m’étais dit que Netflix était finalement mon meilleur ami post-training.

Et puis, y a eu l’intello. Un doctorat en philo et sciences politiques (ou un truc du genre), qui joue au football (le vrai, pas l’américain, thank God) et de la guitare. Un combo presque aussi bizarre que le lien, doctorat et boxe thaï. À suivre donc.

 

2 Responses to “Le mois où j’ai reperdu Brian, mais trouvé mieux, et où j’ai pleuré pour un orteil”

    • hellostephanie

      haha ! C’est surtout que je veux attendre de voir où ça va :)

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