Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Le pouvoir de la Djellaba

Passer de 43 degrés celcius (110 fanerait pour faire locale) à 14 degrés, ça fait mal au cul, pardonnez-moi l’expression.

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Pas pire.

Je suis partie de Vancouver direction Palm Springs pile au moment ou la ville était frappée par une énorme tempête, au moins c’est déjà ça.

Palm Springs seule dans un vieil hôtel magnifique type Hacienda (Charlie Chaplin et Sinatra y ont trainé leurs savates), c’est party time, BIG TIME. Genre une petite Corona à 17h au bord de la piscine à finir un bon roman, verre de blanc en soirée les pieds dans l’eau à lire le journal. La grosse chouille quoi.

L’avantage de ce genre d’endroit, c’est que tu te sens HYPER jeune du coup. Tu rencontres des gens adorables qui ont 68 ans et tu pars en virée au supermarché avec eux, trop le fun. Je rigole mais c’est exactement ce dont j’avais  besoin. Party time, je vous dis.

Sinon, à part de grands musiciens vieux de la vieille, j’ai aussi rencontré un charmant américain ancien danseur et prof au conservatoire de Lyon (back in the 80’s). Le monde est petit. Mais le prix  de la rencontre la plus improbable revient au samedi matin, au Starbucks du coin.

Je m’y rends comme chaque matin (aucun autre café aux alentours malheureusement), chercher mon Flat White, à consommer à l’ombre de la piscine avec le journal du jour (LA définition même des vacances pour moi). Je m’y rends pas coiffée, ni lavée ou maquillée, les cheveux encore trempés des longueurs matinales dans la piscine, vêtue de ma belle djellaba bleue ramenée de Tunisie. Temps idéal (40 degrés à 10h du mat) pour la porter. J’étais bien sûr la seule à Palm Springs à me promener en Djellaba.

Un inconnu, la 50 aine, m’aborde pour me demander si ça vient du Maroc, puis, BIZARREMENT, il me demande si je suis française (MOI? Un Accent?!!!). Pour ensuite me demander si je connais le chanteur Renaud. DUH.

Well I lived in Paris for 11 years, I was married to his sister. I was his beauf you know. But after, too much vin rouge, too much Ricard you know !”.

Donc voilà, il a fallu que j’aille en Californie à Palm Springs pour croiser en djellaba au Starbucks, l’ancien beauf de Renaud.

6 Responses to “Le pouvoir de la Djellaba”

  1. Nanou

    Ah! Le mec était américain donc? Sénilité (pas si) précoce. Sinon, à part les 43° (way too much for me), ça me semble effectivement un endroit super cool. Enfin, au sens figuré (:-)

    • hellostephanie

      relaxant !
      Oui le mec était américain, mais ça collerait avec la période ou Renaud a vécu à LA (merci Wikipédia).

  2. Ccile

    Ca faisait un bail que j’étais pas venue faire un tour sur ton blog. Ravie donc de te lire à nouveau et de suivre tes aventures et celle-là est juste excellente! 😀

  3. Dellie 83

    Un petit mot pour te dire qu’il y a encore des personnes (moi!) qui te lisent!
    Je comprends tellement ton besoin de break seule, de temps pour toi! Je suis en plein dans cette phase. Un mois que je fais l’égoïste à ne faire que ce qui me fait envie et plaisir (pas grand chose, finalement!). Des bisous de Paris !

    • hellostephanie

      Ça fait du bien de faire ce dont on a envie :) Bisous Dellie !

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