Tribulations d'une Lyonnaise au Canada

Mon degré de séparation avec George (C.)

Il y a eu beaucoup d’attente aujourd’hui. Dans un bureau. Et oui, finalement, la phrase rêvée :

Goran is gonna come see you”.

Goran, enchantée. À éviter peut-être : Goran, qu’est-ce qu’on t’a aimé dans ER (Urgences).

Luka, je sais pas ce que j'ai, soudain , je me sens pas bien.

Luka, je sais pas ce que j’ai, soudain , je me sens pas bien.

Goran est donc venu me voir, et s’est excusé pour son niveau de français très nul (en fait, c’était pas mal du tout), ce qui est dommage car ses enfants ont appris le français au lycée français de LA.

Goran, je peux te tutoyer Pas de problème, je suis là pour ça.

J’ai donc fait répété au Croate ses DEUX lignes de dialogue. Il s’est excusé entre les prises, m’a demandé si ça allait, avec un petit clin d’oeil. “”A+ !!!”. Au moins, j’aurai fait marrer l’équipe.

Donc voilà, comme quoi, des fois, être française, c’est la classe. Je ne le dis jamais assez, mais il m’aura fallu quitter la France (bientôt 11 ans bordel) pour le dire et redire. Mine de rien, en 10 ans, J’aurai vadrouillé sur le set de Mad Men (à LA), croisé plusieurs fois le papa de Jennifer Garner dans Alias, dans le quartier, et parlé au fantasme des fans d’Urgences.

En parlant de ça, bilan de mon 2eme date tout en français, avec un ”français de France”. Je n’avais pas autant ri, aussi naturellement, lors d’un date, depuis TRÈS longtemps, probablement même que c’était en France. Ça date un peu donc. Le genre de rigolade, où chaque fois que tu y repenses dans la semaine, tu te marres toute seule et t’as l’air super con.

Un date comme ça un lundi soir, ça te met direct en forme pour toute la semaine.

What else ? (oh c’est bon hein).